Le Petit Peuple a besoin d’aide

Valérie
Valérie Maynard
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L’organisme existe depuis 1989. Porté à bout de bras par son directeur, Pierre Massie, et une poignée de bénévoles et partenaires, l’organisme aide, bon an mal an, huit jeunes à se reprendre en main, seize cette année, en raison des subventions reçues.

Pierre Massie, en compagnie de Geneviève Morissette, coordonnatrice au Petit Peuple, depuis 10 ans.

«Cette année, on a accueilli 16 jeunes complètement décrochés, dans notre projet Agir ensemble», indique M. Massie. De ce nombre, six sont retournés à l’école et quatre sont au travail. Parmi les six autres, trois participeront au stage humanitaire en Haïti.

Or, malgré les succès concrets de l’organisme, les fondations demeurent précaires. «Depuis quelques jours, c’est très difficile. Je m’apprête à vous demander de l’aide. Je me suis retrouvé dans la peau d’une personne âgée qui nous appelle. Gênant. Je ne trouve pas les mots, la façon. Sûrement qu’il y en a qui ont besoin de beaucoup plus que nous. Sûrement qu’on pourrait se débrouiller tout seul. Toutes les raisons pour retarder l’appel sont bonnes, et pendant ce temps-là, la situation se détériore», a laissé tomber M. Massie devant les gens venus à sa rencontre, le 13 septembre dernier.

Partenaires du Petit Peuple

Bien que les dons ponctuels, personnels ou corporatifs, demeurent les bienvenus, M. Massie mise davantage sur le développement de partenariats afin de combler les besoins financiers de l’organisme en matière de ressources humaines.

«Le but de la soirée n’est pas de faire étalage de ce qu’on fait, mais plutôt d’attirer l’attention sur nos contraintes et s’adjoindre des partenaires pour stabiliser nos actions. Je voudrais qu’ils imaginent ce qu’on pourrait faire si on était partenaires», a poursuivi M. Massie.

Le projet Partenaires du Petit Peuple vise à assurer la permanence d’une équipe, pendant trois ans. Une équipe destinée, non seulement, à mettre en place et structurer les activités d’une manière durable et continuelle, mais aussi à développer des outils et des moyens pour accroître ses partenaires financiers qui assureront à l’organisme, autonomie et pérennité.

Cette année, le thème véhiculé par Le Petit Peuple est: Faire une différence. «C’est notre thème de l’année, c’est ce qui va nous inspirer», a mentionné M. Massie. Faire une différence en s’impliquant pour rendre le monde meilleur par des gestes simples, humbles et surtout autonomes. Faire une différence, c’est aussi ne pas avoir peur des différences, de faire différemment.

En chiffres, le Petit Peuple revendique 1 980 heures de services directs annuels, soit l’équivalent d’une personne à temps plein dédiée au service à domicile.

Le Petit Peuple offre des services gratuits depuis 23 ans. Des centaines de personnes ont bénéficié de ses services, autant parmi les jeunes que les personnes âgées. «Les retombées de notre approche ne se démentent pas et toutes les observations qu’on pourrait en faire, militent en sa faveur. Cependant, le Petit Peuple porte bien son nom, car malgré tous ses prix, dont le plus récent, Hommage bénévolat-Québec 2011, il est financièrement hors de sa portée de répondre à l’accroissement des demandes de sa propre clientèle et ajouter celles de plus en plus nombreuses, provenant de références d’institutions publiques comme le CLSC, sans un soutien adéquat», note M. Massie.

Le Petit Peuple est situé au 500, boulevard Labelle, à Blainville. Pour plus d’information, composez le 450-971-2250.

Organisations: CLSC

Lieux géographiques: Haïti, Québec, Boulevard Labelle Blainville

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