Des coupures de 6,4 millions nécessaires pour équilibrer le budget: le décrochage scolaire toujours en baisse à la CSSMI

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Dany Cloutier
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Dans un contexte de coupes budgétaires pour la présente année scolaire, la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) entend tout de même poursuivre sa lutte au décrochage et son travail sur la persévérance scolaire des élèves.

Le directeur général de la CSSMI, Jean-François Lachance, et la présidente, Paule Fortier.

Comme ils ont l’habitude de le faire à chaque début d’année scolaire, le directeur général de la CSSMI, Jean-François Lachance, et la présidente, Paule Fortier, ont rencontré les médias pour faire le point sur les résultats obtenus par les élèves au cours des dernières années et les cibles que se donne la commission scolaire pour l’année 20120-2013.

D’emblée, les deux administrateurs ont rappelé les «coupures records du ministère de l’Éducation» (MEQ) dont ils ont fait l’objet pour l’année 2012-2013. La CSSMI a, en effet, vu son budget amputé de 6,4 millions de dollars en moins, dont à peine plus de 6 % est relié à la décroissance scolaire.

Parmi les mesures mises de l’avant par la CSSMI, des resserrements de 1 million de dollars ont été nécessaires dans les enveloppes budgétaires des établissements, notamment dans l’aide aux élèves handicapés ou élèves en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage.

Par contre, force est de constater que les efforts de la CSSMI et de son personnel ont porté fruit en matière de décrochage. Le taux de sortie sans diplôme, des élèves, est en forte baisse depuis 2006-2007, passant de 21,9 % cette année-là à 14,9 % en 2009-2010, dernière année où les statistiques finales sont disponibles. La CSSMI a aussi inversé une tendance au cours des dernières années. Nettement supérieur à celui du reste du Québec jusqu’en 2006-2007, le décrochage scolaire à la CSSMI est maintenant plus bas que la moyenne provinciale. «Ces résultats font état des efforts et des actions que nous avons pris sur la persévérance scolaire, aexpliqué Jean-François Lachance. Notre défi pour 2012-2013 sera de composer avec les compressions.»

Par ailleurs, la Commission scolaire poursuit ses démarches pour l’ajout d’écoles à Mirabel et à Pointe-Calumet, alors que les futures écoles de Sainte-Marthe-sur-le-Lac et de Terrebonne-Ouest doivent être inaugurées en septembre prochain.

Elle travaille aussi conjointement avec la Commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier pour la concrétisation d’un centre de formation professionnelle des métiers de la construction, le dossier étant présentement à l’étude au ministère de l’Éducation. Sans être en mesure de donner de chiffres précis sur ce projet, Jean-François Lachance a estimé que ce nouveau centre de formation serait implanté dans le secteur ouest de la commission scolaire.

Dans son bilan des objectifs définis par le MEQ pour la CSSMI jusqu’en 2016, qui comprennent notamment la hausse du taux de diplomation des moins de 20 ans, l’amélioration du français et l’augmentation du nombre d’élèves de moins de 20 ans en formation professionnelle, la CSSMI précise avoir atteint 100 % des cibles pour la première année.

Établie sur un territoire de 16 municipalités membres de quatre MRC, la Commission scolaire gère un budget annuel de 370 millions de dollars. Ses quelque 40 000 élèves fréquentent 54 écoles primaires, 13 écoles secondaires et six centres de formation. Avec plus de 7 000 employés, la CSSMI est le plus important employeur des Basses-Laurentides.

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