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Enveloppes suspectes à Saint-Eustache et Boisbriand

Valérie Maynard
Publié le 10 Septembre 2012
Publié le 10 Septembre 2012
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Vendredi dernier, trois enveloppes suspectes contenant vraisemblablement de la poudre blanche ont été simultanément expédiées au bureau d’avocat Binette Carignan, bureau du sénateur Claude Carignan, et sa femme, à la résidence du sénateur, également située à Saint-Eustache, mais adressée cette fois à son fils, Jérémy Carignan. L’autre enveloppe a été livrée à la résidence d’Alex Kemp, à Boisbriand.

Sujets :
Collège Lionel-Groulx , Ville de Boisbriand , Sûreté du Québec , Boisbriand Marlene Cordato , Saint-Eustache

Jérémy et Alex sont deux étudiants du Collège Lionel-Groulx reconnus pour leur opposition au mouvement de grève étudiant. Ils sont aussi à l’origine de l’injonction rédigée par Me Claude Carignan à l’endroit du Collège Lionel-Groulx, afin de permettre le retour en classe de certains étudiants représentants le carré vert.

Alex Kemp est aussi le fils de la mairesse de Boisbriand Marlene Cordato. Il semble toutefois que ni la mairesse, ni la Ville de Boisbriand n’étaient visées par cet envoi. Selon un communiqué émis par la Ville de Boisbriand, en date du 8 septembre, soit le lendemain des évènements, on indique que «l’opération HazMat qui a eu lieu hier (7 septembre), dès le milieu de l’après-midi, au domicile de la mairesse de la Ville de Boisbriand, Marlene Cordato, n’est pas en lien avec la mairie de Boisbriand... L’affaire est liée aux derniers évènements relatifs au conflit étudiant, au cours duquel Alex Kemp militait pour un retour en classe. Des menaces informelles avaient déjà été proférées à l’endroit de l’étudiant du Collège Lionel-Groulx. Deux conseillers municipaux ont aussi été en contact avec l’enveloppe, par un concours de circonstances».

Enquête

Du côté de la Sûreté du Québec (SQ), on confirme que l’affaire a été confiée à la Division des enquêtes régionales Ouest de la SQ et qu’elle suit son cours. Peu de détails ont cependant été livrés jusqu’à présent.

«Même si le lien peut sembler assez évident, l’enquête suit son cours. À ce stade-ci, on sait qu’une seule enveloppe a été ouverte. Personne n’a été blessée ni incommodée», indique le porte-parole de la SQ, Benoît Richard. Les analyses préliminaires révèlent qu’il ne s’agit pas de bacille du charbon, communément appelée anthrax, et que la substance trouvée n’est nullement menaçante pour la santé des gens.

«C’est peut-être du bicarbonate de soude ou du sucre en poudre. L’enquête le révèlera. Mais comme on sait qu’il ne s’agit pas de matière dangereuse, c’est moins urgent», a ajouté l’agent Richard, d’avis qu’il faudra plusieurs semaines avant que des conclusions ne soient avancée dans ce dossier.

D’autres informations étaient aussi apparemment contenues dans les enveloppes, mais pour fins d’enquête, elles sont, à ce stade-ci, gardées confidentielles.

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