Une femme, une tragédie, une guérison: qui est Cynthia Sardou?

Valérie Schmaltz
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On dit que les yeux sont le miroir de l’âme ou son reflet.

La jeunesse de Cynthia Sardou a été caractérisée par cette volonté tenace d’accomplir quelque chose.

Ceux de Cynthia Sardou n’ont pas l’opacité d’une victime, ils ont plutôt une allure changeante, miroitante qui s’intensifie en fonction des sujets abordés. Ni bruns, ni verts, ni bleus, ils ont la coloration de l'arc-en-ciel, une métaphore symbolique évoquant l'illumination de Bouddha, ou encore la gaieté, le renouvellement et la joie chez les Occidentaux.

Ici, point d’exagération ou d’humeur de groupie sur le fait qu’elle est la fille de Michel Sardou, un chanteur dont il est inutile de retracer la carrière puisque l’artiste est déjà fort connu. Par ailleurs, Cynthia s’avérera beaucoup trop intéressante au cours de cette entrevue pour qu’on ait envie de la questionner sur ses relations familiales, bien que ces dernières demeurent prioritaires dans sa vie.

Avis aux intéressés donc. Pas de pitance sensationnaliste dans cette lecture. Nous voguerons sur d’autres mers, là où les marées n’attendent personne et où les vents sont plutôt calmes. Enfin, pas toujours.

Le départ

Elle est partie du nid familial à 19 ans, pour prendre sa vie en main. Un peu comme les êtres qui ont suffisamment de détermination pour tenter quelque chose sans être tenus par la peur paralysante de ne pas réussir. «À l’époque, j’habitais dans le sud de la France et je voulais monter à Paris», confie-t-elle.

Enfilant les boulots, soucieuse du travail bien fait, employée fidèle et acharnée, les loisirs n’ont pas une place privilégiée dans sa vie. C’est un choix. Assumé.

En dépit de cette volonté qui reflète à la fois la flamme de la réussite, mais aussi les revendications de la jeunesse, force est de constater que tout n’est pas rose non plus. À commencer par la jalousie suscitée par son nom de famille, au sein de la grande famille des hôtels de luxe, endroit où elle œuvre à titre de salariée.

Et l'épreuve s'avère difficile parfois. Comment lutter contre des noms de famille générateurs d'envie, de convoitise, mais également d'admiration? Heureusement, il y a bien quelques remparts et même un bouclier. Cynthia le nomme mamy. Oui, mamy Jackie Sardou est là pour sa petite-fille. Un titre privilégié qui évoque et remue bien du bonheur dans les yeux de Cynthia, même si mamy est décédée il y a plusieurs années.

«Aucune honte, aucune mélancolie de cette période, assure-t-elle, avec un sourire. Au contraire, ce travail m’a rendue plus forte physiquement.»

En dépit de tout et de tous, elle persévère, déterminée à mettre des sous de côté dans l’éventualité d’avancer et de se perfectionner. Les visions, les projets foisonnent. C'est l'époque bénie ou rien n'est impossible. Le potentiel est là, et seule l'expérience viendra mûrir le fruit encore un peu vert.

Finalement, c’est le saut, à 23 ans, vers la télé. Elle fait ses preuves comme attachée de presse avec des employés de son père à Paris, puis ensuite comme journaliste affectée à l’actualité à Canal Plus. Une belle carrière est en train de se pointer à l'horizon. Un drame aussi.

À LIRE

DEUXIÈME PARTIE (Cynthia Sardou: après la tragédie, le bonheur à Bois-des-Filion)

TROISIÈME PARTIE (Cynthia Sardou-Bataille: l’Iris des temps modernes)

 

Lieux géographiques: Paris, France

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