30 000 $ pour contrer le décrochage scolaire

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Luc Proulx
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Les Caisses Desjardins de l’Envolée et Thérèse-De Blainville reconduisent pour une deuxième année, une subvention de 30 000 $ au centre Oméga, et ce, pour deux raisons. D’abord, la nécessité d’agir contre le décrochage scolaire et ensuite la crédibilité que l’organisme a su cultiver au cours des sept dernières années.

Les Caisses Desjardins de l’Envolée et Thérèse-De Blainville reconduisent pour une deuxième année une subvention de 30 000 $ au centre Oméga.

Les intervenants d’Oméga se consacrent donc aux élèves de 8 à 14 ans, en situation d’échec scolaire, dans un petit local à Sainte-Thérèse où l’on accueille les jeunes pour l’aide aux devoirs, mais aussi, avec son autobus bleu qui sillonne la MRC avec des arrêts réguliers auprès des HLM et des parcs-écoles, où parents et éducateurs réfèrent ces jeunes décrocheurs.

Il s’agit donc d’un service complémentaire au soutien académique que les écoles peuvent offrir, une approche «à la fine pointe d’intervention», de préciser son directeur, Guy Thomas.

Le directeur général de la Caisse Desjardins Thérèse-De Blainville d’alléguer que «l’équipe d’Oméga a su créer un climat de confiance», et Joé Bélanger de poursuivre en invitant les gens d’affaires «à imiter le geste».

Il faut dire que le centre s’apprête à lancer une campagne de financement dès cet automne avec un objectif de 100 000 $ sur cinq ans. Ce sont, en moyenne, quelque 150 jeunes en difficulté académique qui bénéficient de ce service d’appoint.

«On a une expertise que l’école n’a pas», d’analyser Félix Koch, psycho-éducateur et membre du conseil d’administration d’Oméga, lequel nous expliquait que l’approche se fait par jeux et prise de parole, afin d’ajouter le plaisir et la communication à l’aspect plus académique.

«La situation était alarmante, il y a quelques années», de commenter Guy Thomas, qui nous confiait qu’il est difficile d’évaluer précisément les résultats. «Mais on a accompagné un jeune décrocheur jusqu’au cégep», de commenter le directeur du centre établi au 110, Labelle, à Sainte-Thérèse.

Il est clair que l’autobus bleu et le soutien qu’il apporte aux écoles, de connivence avec la commission scolaire, «n’aurait pas vu le jour sans l’appui financier des Caisses Desjardins», confirme Guy Thomas.

Or, l’agente aux communications de l’Envolée, Linda Marsolais, nous laissait entendre l’intention des Caisses Desjardins susnommées, d’accompagner le centre Oméga dans sa stratégie de financement.

Parce qu’en plus de l’élève qui s’enlise dans un défaitisme qui agit souvent sur son comportement, c’est toute la société qui paie le gros prix du dérochage scolaire, à commencer par les gens d’affaires souvent en manque de main-d’œuvre spécialisée.

Et tous sont souvent désemparés par des statistiques désolantes et le peu d’emprise que nous avons sur le problème. Or, Oméga promeut un service efficace en la matière et quiconque est préoccupé par ce phénomène, socialement accablant, pourra s’impliquer via une petite contribution volontaire dont le programme vous sera dévoilé autour des mois de septembre ou octobre.

Des résultats probants seront à la mesure d’appuis concrets et c’est cette implication du monde corporatif que veulent susciter les dirigeants des deux Caisses Desjardins, en y allant de cette importante subvention bipartite.

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