Santé mentale: dévoilement de l’arbre de la différence

Corinne Guimont
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L’arbre de la différence a été officiellement inauguré devant le Centre Rayons de femmes Thérèse-De Blainville, le 7 juin dernier, un symbole planté, visible et issu des activités de la semaine Au-delà de la différence tenue au Cégep de Saint-Jérôme.

Plusieurs partenaires travaillant avec des personnes vivant avec un trouble de santé mentale étaient présents pour célébrer la plantation de l’arbre de la différence.

Organisées par le Carrefour d’aide aux étudiants du Cégep et les tables des Laurentides en santé mentale-adulte, ces activités avaient pour but la sensibilisation et la démystification des réalités des personnes aux prises avec des limitations fonctionnelles non visibles.

Lors de cette semaine, une journée réseautage a été organisée avec les différents partenaires. Une pièce de théâtre a été présentée par l’Association québécoise de la schizophrénie, suivie d’un échange avec le public. Johanne Fontaine y a présenté sa conférence intitulée 1, 2, 3… Go Action! Haut les cœurs!, relatant les difficultés temporaires qui peuvent être vécues dans l’existence.

L’idée de l’arbre fait suite aux discussions avec les partenaires et spécifiquement à l’un des ateliers tenus lors de cette semaine d’activités. Tous devaient inscrire une de leurs différences et venir la coller sur un arbre pour en composer les feuilles. De là l’idée de planter le pommetier décoratif à fleurs blanches.

«Le but est de susciter la tolérance et la sensibilisation, démystifier diverses réalités et diminuer les préjugés. On n’est pas plus dangereux parce qu’on est différent. L’arbre symbolise l’ouverture à cette différence», a expliqué Benoit Audet, organisateur communautaire du CSSS Thérèse-De Blainville.

L’arbre se veut aussi un signe de solidarité de la collectivité à l’égard des personnes ayant un trouble de santé mentale. «Elles souffrent souvent du regard social. Il n’y a pas plus de violence chez les gens qui ont un problème de santé mentale. Pour la main-d’œuvre, on ne peut pas se priver de ces gens-là sous prétexte de leur différence», ont plaidé les représentantes de la Table de concertation régionale en santé mentale lors de l’inauguration.

Celles-ci ont également fait mention du manque d’effectif dans la région en ce qui a trait à la santé mentale et en général, particulièrement sur le plan des suivis. «Il y a de l’attente pour les services publics, les gens se sont déplacés pour vivre en banlieue et sont traités ici, mais souvent l’argent est ailleurs», ont-elles spécifié.

Le Centre Rayons de femmes s’est dit heureux d’accueillir l’arbre sur son terrain devant la maison. «Chaque jour, nous rencontrons chez nous, au Centre, des femmes de toutes origines dont la santé physique et mentale est malmenée par des situations de pauvreté, d’isolement, d’abus, de violence, de discrimination et d’exclusion. Souvent, c’est l’addition de ces excès qui conduit les femmes à chercher de l’aide», précise Micheline Gauthier, coordonnatrice au Centre.

L’arbre de la différence est là pour encourager la tolérance et pour que les citoyens se sentent concernés par les réalités de la santé mentale. «Il sera désormais le lien vivant qui nous unit toutes et tous dans la lutte pour une pleine santé physique et mentale», a conclu Micheline Gauthier. 

Organisations: Carrefour, Association québécoise, Centre Rayons de femmes

Lieux géographiques: Laurentides

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