Ancienne habituée de la Maison des jeunes des Basses-Laurentides: «C’était ma deuxième famille» —Cathy McLeod, 38 ans

Valérie
Valérie Maynard
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Elle avait 12 ans lorsqu’elle a fait de la Maison des jeunes des Basses-Laurentides son deuxième chez-soi et 17 lorsqu’elle l’a quittée. Aujourd’hui, Cathy McLeod, 38 ans, est devenue maman à son tour de deux adolescents, Christopher, 15 ans, et Audrey, 14 ans. Regard sur une époque révolue, mais combien significative de sa vie.

Cathy McLeod

«Je crois que c’est par hasard que j’ai découvert la Maison des jeunes. Ce n’était pas loin de chez moi», évoque-t-elle. À l’époque, située sur la rue Blainville Est, la Maison était fort différente de ce qu’elle est devenue depuis qu’elle affiche pignon sur la rue Saint-Lambert. La bâtisse à tout le moins, entièrement aménagée pour y accueillir le plus de jeunes possible, de la meilleure façon qui soit. Parce que pour le reste, l’accueil, les intervenants, l’encadrement et les projets, tout était déjà en place en fonction du bien-être du jeune. «J’étais tout le temps là, à tous les jours. C’était ma deuxième famille», résume-t-elle.

Et contrairement à la croyance populaire, Cathy ne s’est pas mise à fréquenter la Maison des jeunes par dépit ou en raison de problèmes personnels, mais plutôt pour les amis qu’elle s’y est faits, pour les activités et les projets auxquels elle a pris part et pour les intervenants, Manon Coursol (aujourd’hui directrice de l’organisme), Carole et Paul, entre autres, toujours présents, toujours prêts à l’écouter. «Je garde tellement de bons souvenirs de cette époque. Des camps de neige et des nuits vidéo qu’on passait à regarder des films d’horreur, sans dormir», lâche-t-elle. Sans compter les parties de cartes et de jeux de société, les ateliers de poterie, les lave-autos, bref, autant d’activités qui ont meublé sa jeunesse et pour lesquelles elle conserve un souvenir toujours aussi vivant, malgré les années qui passent.

L’essayer, c’est l’adopter

Aujourd’hui, ce sont ses enfants qui fréquentent la Maison des jeunes. Moins assidûment qu’elle, convient-elle, mais tout de même. «Mon fils a participé à la corvée du Jardin des sources, l’été dernier», relate-t-elle.

Bien que sa propre expérience remonte à plus de 20 ans, pratiquement au moment des balbutiements de la Maison des jeunes des Basses-Laurentides en sol térésien, Cathy McLeod demeure convaincue du bien-fondé de la chose et continue de porter en elle ce qu’elle y a appris: le partage et l’écoute.

«Il se passe tellement de belles choses dans une maison de jeunes. C’est vrai qu’il y a toutes sortes de jeunes qui s’y présentent. Mais en ce qui me concerne, l’essayer, c’est l’adopter», lance-t-elle en terminant. Sans compter toutes ces amitiés, si précieuses, qui ont su traverser le temps et qui donnent lieu, chaque année, à des soirées retrouvailles combien précieuses, elles aussi.

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