Christian Charron persiste et signe

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Valérie Maynard
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Expulsé de la salle du conseil municipal de Sainte-Thérèse

Christian Charron, un citoyen de Sainte-Thérèse également chef du parti Vision Action Sainte-Thérèse, s’est présenté à la dernière séance du conseil municipal, le 4 juin dernier, avec l’intention annoncée de poser des questions relativement aux liens qui existeraient entre au moins cinq élus du conseil municipal de Sainte-Thérèse et Serge Duplessis.

Ce dernier, rappelons-le, avait été arrêté, le 17 avril dernier, dans le cadre d’une importante opération menée sur la Rive-Nord par le Service des enquêtes sur la corruption (MARTEAU). Résidant de Sainte-Thérèse, M. Duplessis est ingénieur chez Dessau, une firme d’ingénierie-construction. Six chefs d’accusation pèsent contre lui, dont fraude, complot et abus de confiance.

Or, à peine M. Charron a-t-il débuté la lecture de sa question que la mairesse, Sylvie Surprenant l’a aussitôt interrompu. «Ici, c’est une enceinte constructive pour les citoyens, on ne fait pas de débat politique. Votre question est rejetée», a-t-elle déclaré.

Publiée sur le site Web de son parti, la question de M. Charron portait sur le fait que le nom de Serge Duplessis apparaît sur les bulletins de candidature de plusieurs personnes élues lors des dernières élections, à savoir celui de la mairesse Sylvie Surprenant, ainsi que ceux de quatre conseillers municipaux, nommément Denise Perreault-Théberge, Luc Vézina, Normand Toupin et Vincent Arseneau.

Peine perdue, puisque avant même que M. Charron ne complète sa question, la mairesse a demandé son expulsion de la salle, sous escorte policière, pour non-respect du décorum.

Organisations: Service des enquêtes

Lieux géographiques: Sainte-Thérèse, Rive-Nord

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  • Christian Charron
    07 juin 2012 - 12:15

    Par Christian Charron, Chef du Parti Vision Action Sainte-Thérèse En fait, le droit de poser des questions au conseil municipal est formellement reconnu dans la Loi sur les cités et villes à l’article 322. On peut y lire : « Une séance du conseil comprend une période au cours de laquelle les personnes présentes peuvent poser des questions orales aux membres du conseil. » Au niveau de l’encadrement de ces questions, la seule précision qu’apporte l’article 322 est la suivante : « Le conseil peut, par règlement, prescrire la durée de cette période, le moment où elle a lieu et la procédure à suivre pour poser une question. » On voit donc qu’il n’y a aucune limite dans la Loi sur les cités et villes quant au contenu des questions qui peuvent être posées. J’en conclus qu’il faut s’en remettre à notre bon jugement et à la tradition politique pour établir les questions qui sont pertinentes. Le bon jugement veut ici que tout ce qui a trait aux décisions des élus municipaux est d’intérêt public. Par ailleurs, comme chacun le sait, la question que je voulais poser est d’un genre qui est fréquemment posé à l’Assemblée nationale. Pourquoi dès lors ne pourrions-nous pas les poser au conseil municipal ? Les élections et les mises en candidature font partie de la démocratie. Elles en sont même le commencement et le fondement. Il est donc tout à fait légitime de poser des questions concernant ces étapes cruciales. Je vais d'ailleurs porter plainte concernant mon expulsion, que je juge sans motif légitime.