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Manon Coursol: dévouée à la Maison des jeunes depuis 25 ans

Manon Coursol, dévouée à la Maison des jeunes depuis 25 ans. Photo Michel Chartrand

Manon Coursol, dévouée à la Maison des jeunes depuis 25 ans.

Valérie Maynard
Publié le 1 Juin 2012
Publié le 1 Juin 2012
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Depuis 30 ans, la Maison des jeunes des Basses-Laurentides a vu défiler son lot de jeunes. Au fil des années, intervenants, coordonnateurs, directeurs et membres du conseil d’administration s’y sont aussi succédés. Une en particulier, parmi tous ces gens, retient toutefois l’attention, ne serait-ce que pour sa longévité à titre d’employé: Manon Coursol, dévouée à la Maison des jeunes depuis 25 ans.

Sujets :
Maison des jeunes des Basses-Laurentides , Centre d’accueil des Laurentides , L’École , Parc Ducharme

«C’est François Meloche, fondateur et président de la Maison des jeunes qui m’a donné ma première chance», évoque-t-elle. Fraîchement sortie du cégep, son diplôme en éducation spécialisée en poche et forte d’une courte expérience à titre d’intervenante au Centre d’accueil des Laurentides, elle a tout de suite accepté. Puis, Serge Bisaillon a été nommé à la barre de la Maison. «C’est lui qui m’a appris ma job», se souvient-elle.

C’est aussi lui qui, cinq ans plus tard, alors qu’elle considérait avoir fait le tour du jardin en ce qui concerne son travail d’intervenante, l’a convaincue de rester, d’une part en révisant son salaire à la hausse, d’autre part en lui proposant le poste de coordonnatrice d’un nouveau projet visant à contrer le décrochage scolaire : L’École avant tout.

Puis, il y a 15 ans, le poste de directeur s’est de nouveau retrouvé sans titulaire. Manon Coursol a saisi sa chance. Aujourd’hui encore, c’est elle qui assure la direction de la Maison des jeunes des Basses-Laurentides, un poste qu’elle occupe avec un plaisir constamment renouvelé et qu’elle continue de découvrir à travers son équipe d’intervenants, Noémie Desbiens Vocelle, Jean-François Lamontagne et Louis-Philippe Gory, également coordonnateur et, bien évidemment, tous ces jeunes qui franchissent, soir après soir, le seuil de la porte de la Maison, mais aussi les membres de son conseil d’administration.

«Parfois je me dis que je devrais laisser ma place à quelqu’un d’autre. Mais je réalise que j’ai encore cette fibre de questionnement et cette envie de recevoir les jeunes, de les écouter», relate-t-elle. Sans compter que toutes ces années d’expérience lui procurent un certain avantage, ne serait-ce que sur sa vision de certaines problématiques, différente parfois de celles des intervenants, plus jeunes. «Quand un jeune se retrouve ici cinq soirs par semaine, les intervenants voient un jeune de plus. Moi, je sais tout de suite que ce n’est pas normal, qu’il faut comprendre pourquoi ce jeune préfère venir ici plutôt que rester chez lui», nuance-t-elle.

Même règles qu’à la maison

Trente ans après sa fondation, la Maison des jeunes des Basses-Laurentides repose sur des bases solides grâce à l’implication de ses artisans. Même la situation financière de la Maison n’est plus source d’inquiétude comme avant, en large partie grâce à l’implication des gens d’affaires et à la tenue, depuis 18 ans, de la soirée vins et fromages.

Et à celle de la Ville de Sainte-Thérèse qui multiplie les partenariats avec la Maison et ses jeunes, comme la conception du Skate Plaza, au parc Ducharme, qui porte la signature des jeunes. Ou encore les camps de jour ados de la Ville, dont la gestion vient d’être confiée, pour la première fois, à la Maison des jeunes.

C’est sans compter le travail effectué de concert avec le service de police, la commission scolaire et les parents. Et le travail de milieu, dans les parcs, les cours d’école et les patinoires, par exemple. «Ici, c’est une extension de la maison. Ce sont les mêmes règles qu’à la maison. Seulement avec une approche différente», termine-t-elle.

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