Marche familiale: grand déploiement policier pour 125 manifestants

Valérie
Valérie Maynard
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Lancée par les étudiants du collège Lionel-Groulx, l’invitation à prendre part à une marche familiale dans les rues de Sainte-Thérèse, le 10 avril dernier, en guise de protestation contre la hausse des frais de scolarité, a trouvé écho auprès de quelque 125 personnes, des étudiants du cégep pour la plupart, mais aussi des amis, des parents et quelques enfants, dont certains en poussette.

Mardi dernier, quelque 125 manifestants ont marché dans les rues de Sainte-Thérèse en appui à la cause étudiante.

Mise au fait via les réseaux sociaux qu’une telle marche se préparait, la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville a aussitôt déployé ses effectifs, avec pour résultat une présence policière très marquée. Mentionnons que la marche s’est mise en branle vers 18 h 40, mardi dernier, pour se terminer, à 19 h 50, au collège Lionel-Groulx.

Une marche sous haute surveillance

«Quand on apprend qu’une manifestation se prépare, il faut se poser les questions suivantes: est-ce que les gens sont hostiles ou non? Combien seront-ils? Quel est l’âge des manifestants et dans quel but manifestent-ils?» explique le sergent Martin Charron.

Or, dans ce cas-ci, bien peu d’informations au préalable avaient été relayées aux policiers, pas même le trajet, sans compter qu’une invitation lancée par le biais des réseaux sociaux, comme dans ce cas-ci, peut rapidement prendre toutes sortes de directions. «Tout ce qu’on avait comme information, c’est qu’une marche familiale était organisée en partance du cégep, mardi dernier, à 18 h», indique-t-il.

Partant de là, les effectifs policiers ont été déployés. «La base d’un service de sécurité professionnel est de toujours se fier aux chiffres avancés les plus importants. Dans ce cas-ci, on avait estimé qu’entre 50 et 300 manifestants prendraient part à la marche. On a agi en conséquence», soutient M. Charron.

C’est donc sous haute surveillance policière que les manifestants ont quitté le cégep, contre toute attente, en direction du boulevard du Curé-Labelle. «À 18 h 45, les marcheurs avaient pris le boulevard du Curé-Labelle dans sa totalité. Heureusement qu’on avait le personnel suffisant pour assurer la sécurité de tout ce monde», a fait valoir M. Charron. Le retour au cégep, par les rues du Village, s’est finalement effectué sans qu’aucun incident ne survienne. 

 

 

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