Stade d’athlétisme: Vincent Arseneau remet en cause son appui au projet

Valérie
Valérie Maynard
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Toujours à l’état embryonnaire (et en attente d’une confirmation de la subvention demandée), le futur stade d’athlétisme à être construit sur les terrains de la polyvalente Ste-Thérèse a suscité un débat, lors de la dernière assemblée du conseil municipal de Sainte-Thérèse, alors que le conseiller indépendant, Vincent Arseneau, a remis en cause son appui au projet.

 

Vincent Arseneau

«Si je revenais un an plus tôt, je n’appuierais pas ce projet-là. Parce qu’on alourdit l’endettement de la Ville et que je ne suis pas convaincu des bénéfices de ce projet pour la Ville», a-t-il justifié.

Si M. Arseneau réitère son engagement en faveur du sport amateur, il se questionne et s’inquiète du fait que les citoyens de Sainte-Thérèse devront assumer seuls, et pour des années, le remboursement et l'entretien du stade. «J'étais d'accord, dans la mesure où une subvention du ministère de l'Éducation, du Sport et du Loisir (MESL) venait appuyer notre effort. Au cours des derniers mois, il était même question de la participation d'un autre partenaire municipal. Nous n'avons encore rien de ceci dans le dossier officiellement; seulement une lettre hypothétique de la ministre, qu'on refuse de distribuer aux conseillers», a-t-il déploré.

La lettre signée par la ministre, dont fait mention M. Arseneau, a bien été reçue par la Ville, assure la mairesse, Sylvie Surprenant, et son contenu, dit-elle, permettrait à la Ville «d’aller de l’avant avec les dépenses occasionnées par la préparation des plans et devis». Elle a également ajouté que d’éventuels partenaires allaient se greffer au projet et que des annonces en ce sens allaient suivre sous peu.

Rappelons que la Ville est toujours en attente d’une confirmation de la subvention, à hauteur de 1,5 million de dollars, sur une enveloppe budgétaire globale de quelque 3 millions de dollars.

Réflexion

Conscient que sa réflexion arrive tard dans le dossier, M. Arseneau précise qu’il n'est jamais trop tard pour réfléchir quand il s'agit de l'argent et des taxes des  citoyens, considérant les équipements importants dont s'est dotée la Ville ces dernières années, comme l'agrandissement de l'usine de filtration, la nouvelle caserne de pompiers, l'agrandissement de la bibliothèque, la réfection de l'hôtel de ville et l'acquisition de la Maison du citoyen.

«Si on ajoute à cela l'investissement dans le centre-ville, le soutien annuel au Centre culturel et communautaire et le déficit actuariel du fonds de retraite, nous aurons de dures années devant nous», opine-t-il, d’avis qu’il devient important, à ce stade-ci, de faire une pause dans les dépenses de la Ville.

Partant du fait que le stade d’athlétisme serait à l’usage de la polyvalente, de septembre à juin, et du Club d’athlétisme Corsaire Chaparal, qui couvre les régions de Laval, Laurentides et Lanaudière, et dont seulement 3 des 80 membres, avance-t-il, sont des résidants de Sainte-Thérèse, M. Arseneau croit que ce type d'équipement devrait d’abord être soutenu de façon régionale.

Mentionnons que la Ville prévoit construire le stade d’athlétisme sur un terrain appartenant à la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles (CSSMI), selon une entente intervenue entre les deux parties. À la fin de l’emphytéose, dont la durée prévue est de 25 ans, la CSSMI reprendra possession de son titre de propriété de façon intégrale, y compris des investissements qui y auront été réalisés.

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires