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Dossier: femmes de Dieu

Dossier: femmes de Dieu

Visite chez les moniales bénédictines de la congrégation de Solesmes de Sainte-Marthe-sur-le-Lac (1ère partie)

Publié le 7 Octobre 2011
Publié le 7 Octobre 2011
Valérie Schmaltz  RSS Feed

Dominus vobiscum (Le Seigneur soit avec vous)

Les mains tendues en signe de bienvenue, elles sont venues vers nous, vêtues de leurs longues robes noires et de leur voile monastique.

Sujets :
Québec

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Dans ce couloir abbatial où pénètre une lumière tamisée et nuancée par l’effet du verre coloré des fenêtres, ces femmes de Dieu étonnent, déconcertent, peut-être même intimident au premier contact.

Ces religieuses qui, pendant quatre jours, ouvriront les portes de l’abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes (Sainte-Marthe-sur-le-Lac) pour nous parler de leur quotidien, de leur choix d’être cloîtrées, mais aussi et surtout de leur joie de vivre, nous surprendront à moult reprises.

Le regard illuminé par la certitude de se savoir pleinement heureuses, l’attitude accueillante et avenante qui le confirme, elles sont désarçonnantes pour qui croit (ou croyait) au monastère austère et froid, au cloître pénitencier et au parloir rigide.

Nous les verrons prier, travailler, chanter (en latin), dessiner, jouer du piano, de la harpe, de l’orgue, et ce, au son des cloches qui, jour après jour, rappellent que la vie religieuse a encore une place au Québec.

In situ (Sur le lieu même)

Cette première rencontre se dessine par la présence de trois religieuses : sœur Bernadette, sœur Marie-Madeleine et sœur Marie-Laetitia. Les autres nous rejoindrons dans les prochains jours, nous dit-on.

En cet après-midi, nous sommes reçus dans le Chapitre, lieu de rencontre où la mère Abbesse accueille ses moniales pour la lecture. L’endroit est plutôt désert à l’heure qu’il est, les sœurs vaquant à leurs occupations. Trônant au milieu de la pièce, deux magnifiques pianos en attente d’être touché. Sœur Bernadette et sœur Marie-Madeleine nous réserveront d’ailleurs une surprise, le lendemain, en s’invitant à un duel musical des plus surprenant.

Assises en demi-cercle, elles collaborent avec aisance, attestant qu’elles ne sont nullement troublées par la présence du caméraman qui gravite autour d’elles.

Étudiantes au Cégep durant les années 1970, professeur d’éducation physique au secondaire, secrétaire médicale, ou encore infirmière, elles ont connu une autre vie, peut-être même quelques flirts ici et là, des demandes en mariage, avant d’opter pour le monastère, le cloître.

Au fil des heures passées avec les moniales, la réclusion prendra d’ailleurs un autre sens, une autre dimension. La clôture que l’on aperçoit autour de l’abbaye n’évoque plus la détention. Elle n’enferme ni la solitude ni l’isolement. Elle offre un cadre spécifique à une liberté atypique.

Bienvenue à l’abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes, lieu sacré où la pensée de Dieu est omniprésente chez celles qui y vivent.

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