Un couteau traîne sur le macadam, entre les agents et leur cible.
Une policière tente alors un contact vocal avec le suspect que ses confrères tiennent en joue de leur arme, tandis qu’aux intersections de la Place Rosemère d’autres autopatrouilles bloquent la circulation.
Le départ de cette simulation policière était donné par la centrale 911, qui signalait un véhicule à risque dans le stationnement du centre commercial, plus précisément le long de l’autoroute 640.
«Il faut d’abord capter l’attention de l’individu», d’expliquer le formateur, en supervisant la coordination des agents.
Les étapes de la procédure sont précises: le prévenu doit montrer ses mains, laisser ses clés sur le toit de sa voiture, déclencher la portière et descendre les mains toujours bien en vue, puis se mettre à genoux au sol et finalement s’allonger en croisant les pieds.
Dans chaque situation d’arrestation, il y aura bien évidemment des comportements et des imprévus d’intensité variable. Mais c’est la coordination et la cohésion de l’intervention que l’on recherche lors de ces exercices, notamment en y allant cette fois-ci d’un rebondissement qui nécessitera l’intervention de toute l’équipe d’agents de sécurité de Place Rosemère, ainsi que la venue des pompiers et des ambulanciers.
Sur la scène de l’intervention donc, voilà que le personnage maintenant arraisonné prétend avoir placé une bombe dans le centre commercial, ce qui redirige toute l’intervention vers le bâtiment que l’on doit évacuer.
Précisons ici que tout ça se passe un mardi matin à 9 h 30 et que le local du mail commercial où se jouera la simulation de recherche d’engins explosifs, avec incendie partiel, est vide puisque présentement en rénovation.
«Les policiers avaient été blâmés pour avoir sécurisé les lieux plutôt que d’intervenir directement, lors des évènements de Polytechnique, d’expliquer l’agent Martin Charron. Nous avons appris et les policiers vont immédiatement mettre en œuvre une entrée stratégique pour se donner un point de vue sur la situation.»
Les ambulanciers sont aussi présents à ce vaste exercice qui déterminera chacun des gestes que nos policiers poseront, lorsqu’un psychopathe armé se mettra à tirer sur la couverture de la vie pour toute l’emporter de son bord.
Nous avons appris et les policiers vont immédiatement mettre en œuvre une entrée stratégique pour se donner un point de vue sur la situation.» - Martin Charron, sergent à la section prévention et relations communautaires de la Régie intermunicipale de police de Thérèse-de Blainville
La Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville avait déjà procédé à une simulation en ce sens, avec un tireur fou en milieu industriel, l’an passé.
C’est donc une répétition générale que l’on reprend occasionnellement, et pas seulement pour les recrues, une façon de stimuler l’interaction de différents partenaires qui ne peuvent pas attendre les urgences pour calibrer leurs interventions.
Cette répétition, bien évidemment avec la collaboration de la Place Rosemère, permettait de surcroît l’inclusion de l’équipe de gardiens de sécurité à la stratégie d’intervention.
Il faut savoir que le centre commercial est d’une importance majeure pour la régie de police puisque, en plus de tout son personnel, il génère pas moins de 10 000 000 de déplacements par année.



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