Chapeauté par le Centre Rayons de femmes, l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ) et le Syndicat de l’enseignement de la Seigneurie-des-Mille-Îles, l’évènement a permis la présentation d’un diaporama réalisé par Monique Girard et Pierre Lauzon. Intitulé Les 100 ans, le diaporama, tout en image et en musique, a mis en lumière l’histoire des femmes depuis les 100 dernières années. Leurs luttes, les avancées pour certaines et les pertes pour combien d’autres. «Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche», a-t-on fait valoir.
La Marche
Or, comment le fait de marcher peut-il améliorer la cause des femmes? Telle est la question que s’est posée Marie-Andrée Petelle, une retraitée de l’enseignement et conseillère municipale pour la Ville de Sainte-Thérèse, et qui lui aura servi d’amorce à une intervention théâtrale dans laquelle elle-même, accompagnée de la comédienne Paule Gasse, ont partagé leurs réflexions sur le sujet.
«À travers l’histoire et le temps, la marche a pris plusieurs formes», ont-elles débuté. Du XVIIe siècle avant Jésus-Christ, où les femmes mariées ou veuves ne devaient pas marcher la tête nue, au XIXe siècle où les gens appréciaient la marche dans les jardins du château de Versailles, la marche a évolué pour connaître son apogée au début du XXe siècle.
«Il y a la marche du pèlerin, la marche des musulmans, la marche vers la Grande Muraille, pour l’espoir, la justice, la marche contre le sida, la marche contre le cancer», a énuméré Mme Petelle. Puis est survenue, en 1995, la Marche contre la pauvreté Du pain et des roses, suivie en 2000 de la première Marche mondiale des femmes: autant de marches qui permettent aux femmes du monde entier de livrer leurs messages, de faire valoir leur identité, leurs droits, leurs revendications.
«Quand on marche, tout le monde est sur le même pied d’égalité», a fait remarquer Mme Petelle. Les personnes âgées – qu’elle se plaît à appeler les passives actives, pour retraitées mais impliquées – autant que les jeunes. «Mon dernier message s’adresse d’ailleurs aux jeunes. Vous méritez d’être brassées. Parce que tout ce que vous avez n’a pas toujours existé. Sans nous, vous seriez encore en train de changer les couches du petit dernier en attendant le prochain!» a-t-elle lancé avant d’ajouter: «On peut être féministe et féminine. On peut aimer d’amour et garder toute sa tête. On peut avoir des enfants et faire des études. Parce que les enfants, et tout ce qui en découle, se font à deux.» Et parce que l’atteinte de l’équilibre, c’est autant l’affaire des femmes que celle des hommes.
«Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche!»
(Photo Yves Déry) La pianiste Marie-Annik Dion accompagnait les deux comédiennes Paule Gasse et Marie-Andrée Petelle.
Lancement de la 3e Action de la Marche mondiale des femmes
Le 8 mars 1910 naissait la Journée internationale de la femme. Cent ans plus tard, quelque 200 personnes se sont réunies au Centre culturel et communautaire Thérèse de Blainville, dans le cadre d’un buffet-théâtre, afin de souligner cet anniversaire et du même coup, lancer la 3e Action de la Marche mondiale des femmes 2010.
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