À 81 ans, elle s’élance dans le vide!

Valérie Schmaltz
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C’est l’histoire d’une dame qui a tout démarré tardivement dans sa vie. À commencer par ses cours de conduite, quand elle avait 35 ans, puis ses cours de natation à 40 ans, suivis de ses cours de patin à glace à 60 ans. «Je me suis même mariée sur le tard. À 25 ans», affirme-t-elle, le sourire dans la voix.

Armande Chabot, 81 ans, a sauté en parachute pour la première fois de sa vie.

Elle, c’est Armande Chabot, 81 ans, mariée à Lucien Chabot, 83 ans. Établis à Sainte-Thérèse depuis quelques années, le couple charme par ce petit air joyeux qu’il affiche en permanence.

Allure juvénile

Avec son allure furieusement juvénile et sa démarche de vraie jouvencelle, Armande entérine les confidences laissées par sa fille Martine aujournal: oui, effectivement, elle a bel et bien sauté en parachute, pas plus tard que la semaine dernière. Et Monsieur son mari, assis tout près, confirme l’exploit d’un hochement de tête. «Moi, j’ai toujours voulu voler. Quand je regardais les oiseaux à l’extérieur, je les enviais», explique-t-elle tout simplement.

Mariés depuis 56 ans, les deux tourtereaux combinent 5 enfants et 10 petits-enfants. Parmi la tribu, on compte d’ailleurs plusieurs sauts en parachute. Génétique, ce loisir?

«Ma sœur de 75 ans m’a pas mal enviée quand elle a appris que j’avais fait le saut», de confirmer Armande. Mais Lucien, le mari, n’a pas vu la chose du même œil. Non, non, moi, je ne sauterais pas», affirme-t-il rapidement.

Le grand saut

Le grand saut a été effectué le samedi 13 octobre, au centre L’Adrénaline de Bellefeuille, en compagnie des enfants et petits-enfants. Pour l’occasion, Mme Chabot effectuait ce premier saut en parachute en compagnie de son fils Réal et de son petit-fils Simon.

«C’était mon cadeau d’anniversaire, et celui de mon fils Réal qui ne savait pas qu’il allait sauter en parachute aussi, d’expliquer joyeusement la dame. Nous sommes donc montés tous les trois dans le même avion qui est très petit. Il faut s’asseoir à califourchon sur les bancs et on ne peut pas se tenir debout non plus.»

Un peu de peur ou de crainte?

«Pas du tout! Je n’ai pas eu du tout peur quand est venu le temps de sauter, même si j’ai sauté en dernier. Mon petit-fils, lui, tremblait plus que moi avant de sauter, dit-elle en riant. La seule chose à laquelle j’avais hâte était que le parachute s’ouvre.»

Il a fallu environ 45 secondes avant que celui-ci ne se déploie. Selon Mme Chabot, même à 3 500 pieds d’altitude et quelques secondes avant de s’élancer dans le vide (en tandem), elle n’a ressenti aucune appréhension. «Non, moi j’avais tout simplement hâte de sauter», réaffirme Mme Chabot.

Bien que la température frisait les -15 °C dans le ciel, Armande n’a jamais eu froid tout au long de sa descente. «Sitôt que le parachute s’est ouvert, on s’est un peu promené dans les airs, c’était très beau, la vue, avec toutes ces couleurs. On passe au travers des nuages; c’est unique.»

Si la montée vers les cieux dure une vingtaine de minutes, la descente se fait rapidement; entre 5 à 7 minutes environ.

Contente

Heureuse et fière de son exploit, Armande Chabot soutient que cette expérience a été concluante pour elle. Suffisamment, en tout cas, pour ne pas la répéter…

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