Un rêve: être mère

Valérie Schmaltz
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Thomas, petit bébé de trois mois, est le fruit d’un amour entre Louise De Bellefeuille et Alain, âgés respectivement de 55 et 58 ans. Le couple, qui a pris la décision d’avoir un enfant (un premier pour Louise et un troisième pour Alain), a dû se soustraire à un protocole obligatoire et rigoureux avant de se tourner vers une donneuse mexicaine de 23 ans.

Heureuse et épanouie, Louise De Bellefeuille a répondu à l’appel de la nature en ayant son premier bébé à 55 ans. 

Il faut savoir que les couples infertiles qui ne peuvent concevoir sans un don d’ovules peuvent attendre des années au Québec avant d’être contactés. Mais pour Louise et Alain, il était hors de question d’attendre encore deux ou trois ans.

Moyennant une somme d’argent, ils ont donc décidé de se tourner vers le Mexique pour trouver une donneuse d’ovule. «J’avais plusieurs choix devant moi. J’ai opté pour une jeune femme de 23 ans qui dégageait beaucoup de calme et un côté très zen. La sélection se fait par photo et il n’y a pas de rencontre en personne avec la donneuse», raconte Louise.

C’est donc à Mexico City, où le couple est allé durant six jours, que Thomas a été conçu in vitro. Quant au suivi de la grossesse, il a été assuré au Québec.

Voir la vie sous un autre angle

Depuis la naissance de son fils, Louise voit la vie d’une nouvelle façon. «Je n’aurais jamais cru que ma vie allait changer de la sorte. Je parle de ma vie intérieure. Mon fils m’a donné une raison de vivre», dit-elle.

Quant au papa, il a dû jongler avec un impondérable majeur dès la naissance du petit Thomas, alors que Louise a été hospitalisée pendant sept semaines, en raison de problèmes de santé importants. C’est ce dernier qui a pris soin du bébé jour et nuit en attendant le retour de sa fiancée.

«J’ai été deux semaines avec mon bébé, puis hospitalisée sept semaines. Je suis de retour à la maison depuis cinq semaines seulement», indique-t-elle.

Avec Thomas dans les bras, Louise confie que parfois elle se sent encore un peu malhabile avec son petit. Un peu comme n’importe quel parent avec un premier enfant.

Fausse-couche et compagnie

Même s’il y a eu un autre bébé avant Thomas et que celui-ci n’a pas été porté à terme, Louise n’a pas baissé les bras: «J’ai pleuré, mais je n’ai pas fait de dépression. Je voulais recommencer. Tout le monde a le droit d’avoir trois chances. C’était le chiffre que je m’étais donné: trois chances.»

Menstruée pour la première fois à l’âge de 23 ans, puis une seconde fois à 31 ans, Louise n’avait qu’entre 10 % et 15 % de chances d’avoir un jour un enfant. Extrêmement sportive, cette dernière faisait face aussi à des problèmes d’endométriose et de kystes ovariens. «Tout cela ne contribuait en rien à mes chances de devenir féconde», dit-elle.

 Or, un jour à 35 ans, elle tombe enceinte. «Mais je me suis fait avorter, une décision que j’ai regrettée amèrement pendant trois ans», explique-t-elle. Ce sont des circonstances particulières qui l’ont motivée à ce moment-là.

Son souhait

Le souhait le plus cher aux yeux de Louise est de savoir son fils heureux et autonome. Malgré ses sept opérations pour l’endométriose, Louise est parvenue à réaliser son plus grand rêve dans la vie: avoir un enfant.

Et celui-ci s’appelle Thomas.

Lieux géographiques: Québec, Mexique, Mexico

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