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Victime de violence conjugale: Érik Rémy invite les hommes à témoigner

Le journaliste Érik Rémy a discuté de la violence conjugale dont il a été victime, il y a une dizaine d’années. Photo Michel Chartrand

Le journaliste Érik Rémy a discuté de la violence conjugale dont il a été victime, il y a une dizaine d’années.

Publié le 27 Avril 2012
Publié le 27 Avril 2012
Valérie Schmaltz  RSS Feed

Animateur de radio, de télévision, et journaliste, Érik Rémy témoigne de la violence conjugale qu’il a vécue lors d’une précédente union.

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Cette confession, qui s’est déroulée dans le cadre du lancement de la campagne de sensibilisation à la victimisation masculine du Centre d’entraide et de traitement des agressions sexuelles, se voulait non pas un exutoire pour la victime, mais bien un message d’espoir pour les hommes ayant vécu des abus psychologiques, physiques ou sexuels dans leur passé.

«Les hommes ont tendance à se refermer sur eux, à ne pas chercher d’aide. Lorsque j’ai parlé de la violence conjugale que j’ai subie à l’émission Tout le monde en parle, je m’attendais à des demandes d’entrevues, des appels dans les jours suivants. Or, il n’y a rien eu. Par contre, j’ai reçu des centaines de messages, dont celui d’un homme qui me confiait vivre la même chose», explique le journaliste.

Conviant les hommes à témoigner et à dénoncer la violence dont ils ont été victimes, l’animateur a également dénoncé l’indifférence et le mépris face à leur souffrance.

Demander de l’aide

Bien que les ressources pour leur venir en aide se soient accrues, au fil des années, les hommes devront apprendre à ôter leur costume de super héros pour devenir des hommes vrais et non des vrais hommes, a ajouté M. Rémy. «Une agression, qu’elle soit physique, psychologique ou encore sexuelle, ne se guérit pas toute seule», continue-t-il.

La violence conjugale, une même réalité?

Même après 10 ans, Érik Rémy constate qu’il reste encore des stigmates de cette violence conjugale qu’il a subie: «Au début, on croit à un débordement de la personne, on croit pouvoir régler son problème. Ce n’est pas le cas. Dix ans plus tard, je ne suis pas encore rétabli.»

Thérapie

D’après M. Rémy, la force de la violence conjugale se nourrit par la faiblesse caractérielle du conjoint qui, jour après jour, subit le supplice de la goutte. «Vous comprenez, à force de frapper toujours au même endroit… Dans mon cas, c’est l’estime de soi qui a été la plus atteinte», dit-il.

Il aura fallu une thérapie intensive pour comprendre l’étendue des dégâts. «Après ma thérapie, elle a tenté de me contacter. Malgré tout l’amour que j’avais pour elle, je ne pouvais pas revenir. Je lui ai payé la même thérapie que moi, puis j’ai coupé les ponts», de conclure M. Rémy. 

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