L’avenir de l’Opéra de Montréal

Claude
Claude Desjardins
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Fondé en 1980, l’Opéra de Montréal est la plus grande institution d'art lyrique francophone en Amérique du Nord. Son directeur des ventes et du marketing, Guillaume Thérien, s’est d’ailleurs prononcé, devant les gens d’affaires de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville, sur les défis à relever, mais également sur la crise que l’institution a traversée.

Le directeur des ventes et du marketing de l’Opéra de Montréal, Guillaume Thérien, était le conférencier invité de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville.

«En 2005, l’Opéra de Montréal enregistrait un déficit de 20 millions sur un budget de 8 millions. Nous avions perdu 40 % en abonnements depuis les 10 dernières années, la masse salariale était très importante, le public vieillissait, bref, il régnait un climat d’inquiétude pour les bailleurs de fonds», explique Guillaume Thérien.

Dans ces circonstances, il a fallu élaborer un plan d’action dont les bénéfices devaient être visibles rapidement. «Nous devions atteindre le déficit zéro en 18 mois», précise le jeune homme.

Les solutions trouvées furent de moduler l’offre artistique de façon à répondre à la demande du marché, effectuer de la coproduction avec d’autres maisons d’opéra, réduire les dépenses en procédant à un licenciement important (50 % des employés perdirent leur emploi), réviser la gouvernance et contribuer aux efforts de démocratisation et d’éducation auprès des écoles, des entreprises, etc.

«Les résultats furent très bons. Un an après le plan de relance, nous enregistrerions une progression de 82 % en termes d’assistance. De plus, les 30 ans et moins représentaient désormais 25 % de notre clientèle. Le déficit zéro était atteint.»

Et maintenant?

Si l’Opéra de Montréal est parvenu à s’en sortir rapidement, les défis restent nombreux. «Maintenant que nous avons contrôlé les dépenses, nous devons trouver un moyen d’augmenter les revenus», explique le directeur des ventes et du marketing.

Pour cela, on prévoit fidéliser le client, puis accentuer sa présence dans le monde des affaires également. «Encore aujourd’hui, le mot "opéra" fait peur aux gens et ces derniers ne voient pas la différence entre l’OSM (Orchestre symphonique de Montréal) et l’Opéra de Montréal, croyant plutôt à une même entité.»

Compétition

Si l’opéra rejoint une clientèle beaucoup plus disparate qu’auparavant, on constate que la compétition est bel et bien présente. À commencer par les cinémas ou encore Internet qui diffusent de l’opéra, parfois même en direct.

«De notre côté, nous souhaitons bâtir un écosystème: offrir du contenu 365 jours par année, et ce, sur différentes plateformes», de conclure Guillaume Thérien.

Organisations: Orchestre symphonique de Montréal

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