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CPE: 63 000 places disponibles dès maintenant!

 Louis Sénécal, directeur général de l’Association québécoise des centres de la petite enfance.  Photo Michel Chartrand

Louis Sénécal, directeur général de l’Association québécoise des centres de la petite enfance.

Publié le 24 Août 2012
Publié le 24 Août 2012
Valérie Schmaltz  RSS Feed

Elle a démontré que sur chaque dollar investi dans la petite enfance, le gouvernement empochait un retour fiscal de 1,50 $. Autrement dit, pour chaque tranche de subvention de 100 $ que le gouvernement du Québec donne pour la garde, il reçoit un retour fiscal de 104 $ et fait cadeau de 43 $ au gouvernement fédéral.

Sujets :
Chaire , Association québécoise des centres , UQAM , Québec

Ce constat revient à la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques, qui a produit le document de travail L’impact des services de garde à contribution réduite du Québec sur le taux d’activité féminin, le revenu intérieur et les budgets gouvernementaux publié en avril dernier.

De plus, cette dernière a estimé qu’en 2008, le programme avait permis d’ajouter 69 700 mères de plus sur le marché du travail depuis sa création.

«Actuellement, nous estimons à 45 000 le nombre de places manquantes en garderie dans le réseau, et notre enjeu est de les combler, explique Louis Senécal, directeur général de l’Association québécoise des centres de la petite enfance. S’ajoute à cela notre but d’aider et d’assister les instances politiques afin qu’elles développent les compétences nécessaires pour y arriver.»

Appels d’offres

Il y a quelques mois, la ministre de la Famille et des Aînés, Yolande James, a donné le coup d’envoi du dépôt des projets en CPE, à savoir leurs coûts de construction, ainsi que leurs frais annuels d’opération. Sur les 2 200 projets reçus, 1 100 ont été retenus, totalisant ainsi quelque 63 000 places. «Les municipalités n’ont qu’à choisir parmi les projets proposés», de mentionner M. Sénécal.

Force est donc de constater que tout a été mis en œuvre, depuis quelque temps déjà, afin d’octroyer ces places en garderie si ardemment attendues par des milliers de parents au Québec. «Oui, les terrains sont aussi réservés pour la construction des installations, ajoute ce dernier. Avec de la volonté politique, nous pourrions construire dès maintenant ces 45 000 places manquantes.»

Coûts réels

Il en coûte 59,45 $ par jour pour les poupons de moins de 18 mois et 38,35 $ pour ceux de plus de 18 mois (en incluant le 7 $) au gouvernement actuellement.

Hormis le «succès financier monstre pour les gouvernements» (propos tenus par Pierre Fortin, économiste émérite de l’UQAM) et les retombées pour les femmes, à savoir leur intégration sur le marché du travail, le modèle est cité également à travers le monde comme exemple en matière de politique familiale.

«Ce système a permis aussi de réduire de moitié les femmes monoparentales qui vivaient sous le seuil de la pauvreté», de conclure Louis Sénécal.

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